La France a inventé au fil des siècles plusieurs mots pour désigner un même besoin : trouver l’échelle où l’on se sent chez soi. Région naturelle, biorégion, pays ou bassin de vie racontent chacun une histoire différente et complémentaire du même territoire hors des frontières administratives, entre relief, identité et vie quotidienne.

Région naturelle, biorégion, pays, bassin de vie

Demandez à un habitant du Diois, à un vigneron des Baronnies ou à un cycliste sur la ViaRhôna d’où il vient, et vous obtiendrez rarement le nom d’une intercommunalité ou d’une agglomération. Il vous parlera plutôt d’une commune, d’un pays, d’une vallée, d’un terroir. Ce réflexe n’est pas anodin : depuis plus d’un siècle, la géographie française cherche à nommer ce territoire vécu, celui qui a du sens pour ceux qui l’habitent.

Au delà de la commune, base de l’organisation territoriale française quatre notions se chevauchent, à l’image du mille-feuille de fromages français, pour y répondre : la région naturelle, la biorégion, le pays et le bassin de vie. Elles ne racontent pas la même histoire, mais posent toutes la même question : à quelle échelle vit-on vraiment ?

La région naturelle, l’empreinte du paysage

Avant les préfectures, avant les cartes administratives, il y avait la terre elle-même : ses plis, ses vallées, ses sols. La région naturelle est la première tentative sérieuse de comprendre comment un paysage façonne une manière de vivre.

Une géographie née du terrain, avant les cartes administratives

Il faut remonter à la fin du 19e siècle pour trouver l’origine de ce concept. Un géographe, Paul Vidal de la Blache, parcourt la France avec une conviction simple mais révolutionnaire pour l’époque, le territoire n’est pas un simple décor sur lequel les hommes s’installeraient au hasard. Il est une matière vivante, faite de reliefs, de climats, de sols, qui façonne en profondeur les manières de cultiver, de construire, de se déplacer, de vivre ensemble. De cette intuition naît la notion de région naturelle, un territoire dont l’unité tient d’abord à ses caractères physiques.

Le Bassin parisien, avec ses plateaux calcaires et ses grandes plaines céréalières. Le Massif central, avec ses hauts plateaux volcaniques et ses hivers rudes. Le sillon rhodanien, ce grand couloir nord-sud où le fleuve a organisé, siècle après siècle, les échanges, les cultures, les villes. Chacun de ces espaces raconte une histoire où la nature a posé les premières règles du jeu, avant même que l’homme n’y ajoute les siennes. Ce n’est pas une géographie administrative. C’est une géographie du sol, du climat, de la pierre, une géographie que l’on pourrait presque lire à mains nues, en touchant un mur en pisé de la Bièvre ou une lauze du Vivarais.

Des noms qui ont traversé les siècles

Ce qui frappe, avec les régions naturelles, c’est leur incroyable résistance au temps. Elles n’ont jamais eu de préfet, jamais eu de budget, jamais eu de logo. Et pourtant, elles sont toujours là. La Beauce, la Bresse, la Sologne, le Diois, le Vivarais : ces noms circulent encore aujourd’hui dans les conversations, sur les étiquettes de vin, dans les guides touristiques, dans les nappes toponymiques des communes elles-mêmes. Bourg-en-Bresse ou Vernoux-en-Vivarais portent fièrement le nom de leur région naturelle depuis des siècles, sans qu’aucune loi ne le lui ait jamais imposé.

Ce sont des noms qui ont survécu aux révolutions administratives, aux découpages départementaux de 1790, aux réformes régionales de 1972, de 1982, puis de 2015. Ils ont traversé les siècles parce qu’ils ne dépendent d’aucun pouvoir : ils dépendent du paysage. Et le paysage, contrairement aux frontières, met des millions d’années à se dessiner, ce qui lui donne une capacité de résistance que n’auront jamais les cartes politiques. Voyager dans la France des régions naturelles, c’est un peu suivre ces vieux noms comme un fil d’Ariane : traverser les Cévennes, une partie des Boutières, puis basculer vers le Haut-Vivarais, sans jamais croiser une seule limite administrative qui corresponde exactement à ce que l’on ressent en chemin.

Régions naturelles ?

  • Notion popularisée par Paul Vidal de la Blache* à la fin du 19e siècle.
  • Fondée sur des critères physiques : relief, géologie, climat, hydrographie.
  • Emprise généralement limitée, de quelques dizaines à quelques centaines de km².
  • Exemples emblématiques : Massif-Central, entre Auvergne, Limousin, Cévennes, Velay, Quercy.
  • Notion sans aucune existence juridique, mais toujours vivante dans la toponymie et l’identité locale.
Toits en lauze des maisons d'un village à l'orée des bois et champs en Corrèze / photo Orythys
Toits en lauze entre bourg et campagne en Lozère / photo Orythys

La biorégion, penser le territoire par le vivant

Un siècle plus tard, à l’autre bout du monde, une nouvelle génération reprend l’idée du territoire naturel, mais avec une ambition supplémentaire, celle de ne plus seulement décrire le milieu, mais d’apprendre à y vivre à nouveau dans ses limites.

Une idée née dans les années 1970 en réaction à la mondialisation

Nous sommes en 1977, en Californie. Deux Américains, Peter Berg et Raymond Dasmann, publient un texte qui va faire son chemin discrètement pendant des décennies avant de resurgir avec force dans le débat écologique contemporain. Leur constat est simple : la mondialisation économique a coupé les sociétés humaines de leur milieu naturel. Au quotidien, l’être humain importe de la nourriture depuis l’autre bout du monde, construit sans tenir compte du climat local, standardise les paysages.

Face à cela, ils proposent un concept presque désobéissant, la biorégion, un territoire défini non pas par des frontières politiques, mais par des continuités écologiques réelles et transversales : un bassin versant, un massif montagneux, une zone climatique, une aire de biodiversité.

Mais la biorégion ne s’arrête pas à la description scientifique du milieu. Elle ajoute une dimension que la région naturelle n’avait pas, la conscience et la volonté des habitants. Pour Berg et Dasmann, ce sont les gens qui vivent sur un territoire qui sont les mieux placés pour en sentir les limites réelles, bien mieux qu’un satellite ou qu’une carte administrative. La biorégion se dessine donc à la fois par le sol et par le regard de ceux qui l’habitent, comme un hymne à la démocratie locale dans sa réalité géographique.

Carte dessinée d'une projection de la biorégion 2040 du bassin de Thau, collectif EGUP
Projection de la biorégion du bassin de Thau, collectif EGUP*

Vivre avec les limites d’un bassin versant ou d’un massif

Là où la région naturelle raconte un héritage, ce que le relief a façonné dans le passé, la biorégion porte un projet tourné vers l’avenir : celui d’une plus grande autonomie alimentaire, énergétique et sociale, ancrée dans les capacités réelles d’un territoire. Vivre dans les limites d’un territoire défini biologiquement, cela signifie par exemple penser son agriculture, son eau, ses déplacements en fonction des ressources disponibles localement, plutôt qu’en fonction d’un marché mondial indifférent au terrain.

En France, cette idée reste encore largement portée par des collectifs citoyens, des associations, des projets de territoire alternatifs, plutôt que par l’État. Certains groupes s’organisent autour d’un massif, d’autres autour d’un bassin versant précis, celui de l’Eyrieux en Ardèche, par exemple, où l’on retrouve une cohérence géographique forte entre les hauteurs boisées, les vallées agricoles et les usages de l’eau. Ce n’est pas encore une politique publique structurée comme peut l’être le zonage des bassins de vie, mais c’est une manière de penser le territoire qui infuse de plus en plus les débats sur la transition écologique, l’alimentation locale et la résilience face aux sécheresses et aux crues.

Biorégion ?

  • Concept formulé par Peter Berg et Raymond Dasmann en 1977, en Californie.
  • Fondement écologique : bassin versant, massif, climat, biodiversité.
  • Dimension participative forte : les habitants contribuent à en tracer les limites.
  • Objectif affiché : autonomie de subsistance et résilience face aux crises écologiques.
  • Notion encore peu institutionnalisée en France, portée surtout par des collectifs citoyens.
Dessin schématisé d'une bassin versant
Exemple d’échelle d’une biorégion, le bassin versant

Le pays, une identité avant d’être un texte de loi

Bien avant les lois d’aménagement du territoire, le mot pays servait déjà à dire un attachement, un accent, une manière d’être d’ici plutôt que d’ailleurs. Il aura fallu attendre la fin du 20e siècle pour qu’un texte de loi tente, avec un succès limité, de transformer ce sentiment en outil d’action publique. Le terme de pays se retrouve également parsemé dans les appellations des intercommunalités (EPCI).

Le pagus antique, ancêtre discret de nos identités locales

Le mot pays a une origine bien plus ancienne qu’on ne l’imagine. Il descend du latin pagus*, qui désignait déjà, dans l’Antiquité romaine, une petite circonscription rurale organisée autour d’un bourg. Cette racine a traversé les siècles pour donner naissance à des centaines de pays traditionnels français comme le pays de Caux en Normandie, le pays d’Auge, le pays Basque ou le pays de Gex. Ces territoires n’ont jamais eu besoin d’une loi pour exister : ils se sont imposés par la force de l’usage, transmis de génération en génération dans les conversations, les foires, les mariages, les rivalités de clochers.

Contrairement à la région naturelle, le pays ne repose pas d’abord sur des critères physiques. Il repose sur une cohérence culturelle, historique, parfois même linguistique, un accent particulier, une manière de cuisiner, une fête locale, une mémoire commune des événements qui ont marqué l’endroit. C’est une géographie de l’appartenance plus que du relief, une géographie que l’on ressent avant de pouvoir la mesurer.

L'étang de Montady sur les hauteurs de l'oppidum d'Enserune dans le Biterrois, département de l'Hérault / photo Webzine Voyage
Etang de Montady sur les hauteurs de l’oppidum d’Ensérune / photo Webzine Voyage

De la loi Pasqua aux pôles d’équilibre : l’histoire mouvementée d’une notion

C’est la loi du 4 février 1995 d’orientation pour l’aménagement et le développement du territoire, dite Pasqua, qui introduit pour la première fois le Pays dans le droit français. Son article 22 est court mais fondateur : il reconnaît qu’un territoire présentant « une cohésion géographique, culturelle, économique ou sociale » peut être constitué en pays, à l’initiative des communes et de leurs groupements. L’objectif affiché est déjà celui d’un territoire de projet, pensé pour « exprimer la communauté d’intérêts économiques et sociaux » entre la ville et l’espace rural environnant. C’est une loi de coopération volontaire, sans nouvel échelon administratif contraignant : les élus locaux restent libres de se saisir ou non de cet outil.

Quatre ans plus tard, la loi du 25 juin 1999, dite Voynet, vient faire évoluer ce cadre encore expérimental. Elle impose désormais une charte de pays, un conseil de développement associant la société civile, entreprises, associations, habitants, ainsi que la possibilité de signer un contrat de pays avec l’État et la Région pour financer des actions de développement local. C’est cette version renforcée qui va connaître son âge d’or entre 1999 et le milieu des années 2000 : plusieurs centaines de pays voient le jour partout en France, du pays de Cornouaille en Bretagne au pays Cathare en Occitanie, du pays Basque au pays de la vallée de la Drôme, en passant par le pays des Vosges du Nord ou le pays Provence Verte dans le Var. La loi du 2 juillet 2003 sur l’urbanisme et l’habitat vient ensuite préciser encore la vocation et les objectifs de ces pays, sans en changer l’esprit général.

Mais ce statut juridique va connaître un coup d’arrêt brutal avec la réforme des collectivités territoriales du 16 décembre 2010, dans un contexte de volonté générale de simplifier le « mille-feuille territorial » français. Son article 51 abroge purement et simplement l’article 22 de la loi de 1995 : il devient impossible de créer de nouveaux pays, même si les structures existantes et les contrats déjà signés continuent d’être exécutés jusqu’à leur terme. Pendant quatre ans, les pays existants se retrouvent ainsi dans une sorte de vide juridique, tolérés mais sans fondement légal solide, avant de s’effacer du droit.

La suite de l’histoire est presque une réhabilitation mais sans la dynamique précédente.
La loi MAPTAM du 27 janvier 2014*, pensée notamment pour rassurer le monde rural face à la montée en puissance des métropoles, crée un nouvel outil directement inspiré des pays : le pôle d’équilibre territorial et rural, ou PETR. Ce nouveau syndicat mixte, qui regroupe plusieurs intercommunalités autour d’un projet de territoire commun, permet à de nombreux anciens pays de retrouver une existence légale en se transformant. C’est ainsi que le pays du Diois ou le pays de la vallée de la Drôme ont pu poursuivre leur action sous cette nouvelle forme, tout comme des dizaines d’autres territoires à travers la France, du pays Yonnais en Vendée au pays Vidourle-Camargue dans le Gard.
La loi NOTRe de 2015, en recentrant l’action publique sur des intercommunalités plus grandes, achève de fondre l’esprit des pays dans un paysage institutionnel largement dominé par l’intercommunalité, sans pour autant faire disparaître totalement les PETR. Certains restent actifs aujourd’hui pour porter des schémas de cohérence territoriale ou des politiques de développement local à l’échelle de plusieurs bassins de vie regroupés.

Le mot Pays survit donc aujourd’hui sur deux registres bien distincts : un registre institutionnel discret, à travers les PETR qui en ont hérité la mission, et un registre populaire et touristique beaucoup plus vivant, où l’on continue de parler du pays d’Auge, du pays Basque ou du pays du Diois bien plus volontiers que de la structure administrative qui, techniquement à travers les intercommunalités (EPCI), en a pris le relais.

Les Pays ?

  • Origine étymologique : le pagus romain, ancêtre de nos pays traditionnels.
  • 1995, la loi Pasqua (article 22 de la LOADT) crée juridiquement la notion de pays.
  • 1999, la loi Voynet renforce le dispositif avec charte de pays, conseil de développement et contrats de pays.
  • Critère légal retenu : cohérence géographique, culturelle, économique ou sociale.
  • Entre 1999 et 2005, plusieurs centaines de pays sont créés partout en France.
  • 2010, la réforme des collectivités territoriales abroge la base légale des pays et empêche la création de nouveaux pays.
  • 2014, la loi MAPTAM crée les pôles d’équilibre territorial et rural (PETR), qui reprennent le rôle des anciens pays.
  • 2015, la notion est progressivement supplantée par l’intercommunalité depuis la loi NOTRe de 2015.
Carte des pays et régions naturelles de France avec les départements en toile de fond
Carte des pays et régions naturelles de France, avec les départements / F. Zégierman, R. Tarrit

Le bassin de vie, le territoire du quotidien

Après le relief, le vivant et la mémoire, il restait une dernière question, la plus terre-à-terre de toutes : où allez-vous vraiment, chaque jour, pour vous soigner, faire vos courses ou emmener vos enfants à l’école ? C’est cette question toute simple qui a donné naissance à la notion la plus récente et, paradoxalement, la plus utilisée aujourd’hui par les pouvoirs publics, le bassin de vie.

Une notion récente de l’Insee pour mesurer l’accès aux services

Le bassin de vie n’a ni la profondeur historique du pays, ni la portée symbolique de la biorégion. C’est un outil né du besoin très concret de mesurer et d’organiser les services publics et privés sur le territoire. L’Insee le définit comme le plus petit territoire dans lequel les habitants ont accès aux équipements et services les plus courants : commerces alimentaires, écoles, professionnels de santé, services postaux, emploi. Pour le dessiner, les statisticiens n’observent ni le relief ni l’identité culturelle, mais les déplacements réels des habitants, vers quelle commune vont-ils réellement pour trouver un médecin, un collège, une grande surface.

C’est une approche presque inverse de celle de la région naturelle ou du pays : au lieu de partir d’un héritage pour comprendre le présent, elle part de l’observation du présent pour dessiner un territoire d’action. C’est une géographie sans nostalgie, tournée entièrement vers l’efficacité et l’équité d’accès aux services, sur une base statistique.

Vue aérienne sur une commune du littoral méditerranéen en France
Vue aérienne d’une commune française du littoral méditerranéen / Photo LAL23

1 707 bassins de vie qui redessinent la carte de France

La dernière mise à jour de ce zonage, publiée en 2022, dénombre 1 707 bassins de vie sur l’ensemble du territoire français, dont une large majorité se situe en milieu rural. Chacun de ces bassins s’organise autour d’un pôle de services : une ville moyenne, un bourg-centre, parfois une simple commune rurale qui concentre l’essentiel des équipements pour les villages alentour. Ce découpage, mis à jour régulièrement, sert aujourd’hui de référence incontournable pour de nombreuses politiques publiques : implantation de nouveaux services de santé, redéfinition des cartes scolaires, diagnostics territoriaux pour les contrats de ruralité, ou encore ciblage des zones à revitaliser en priorité.

C’est sans doute la notion la plus concrètement actionnable des quatre : un maire, un préfet, un chargé de mission territorial ou un porteur de projet peut s’appuyer directement sur les données du bassin de vie pour justifier l’ouverture d’un commerce, d’une maison de santé ou la fermeture d’une classe. Contrairement au pays ou à la biorégion, le bassin de vie ne porte aucune charge identitaire ou écologique particulière, mais c’est précisément cette neutralité relative qui en fait un outil de travail aussi précieux pour les collectivités.

Bassins de vie ?

  • Notion définie et mise à jour par l’Insee, dernière version en 2022.
  • Critère de délimitation : accès aux équipements et services les plus courants.
  • 1 707 bassins de vie recensés en France métropolitaine en 2022.
  • Une large majorité d’entre eux situés en milieu rural.
  • Référence statistique de travail centrale pour les politiques d’aménagement et d’organisation des services publics.
Carte des types de bassins de vie de France, INSEE 2022
Carte du zonage de la France en 1 700 bassins de vie, INSEE 2022*

Quatre grilles, un même territoire

Au terme de ce parcours à travers quatre notions nées à des époques différentes, une évidence se dessine : région naturelle, biorégion, pays et bassin de vie ne sont pas des rivales qui chercheraient à s’imposer les unes aux autres. Elles sont quatre focales posées sur un même espace, chacune éclairant une dimension différente de ce que signifie habiter un territoire. La région naturelle raconte le relief qui a façonné les paysages sur des millénaires. La biorégion invite à réapprendre à vivre dans les limites du vivant. Le pays porte la mémoire et le sentiment d’appartenance transmis de génération en génération, à travers une histoire administrative mouvementée et chaotique. Le bassin de vie, enfin, organise très concrètement l’accès aux services du quotidien mais sans considération naturelle.

Comprendre une destination dans l’un des Pays de France, c’est souvent superposer ces quatre lectures sans même s’en rendre compte : rouler sur les reliefs façonnés par des millions d’années de géologie, en suivant un bassin versant qui structure l’eau et l’agriculture locale, à travers un pays chargé d’histoire et d’identité touristique, tout en croisant des villages qui appartiennent à des bassins de vie bien réels, avec leur pharmacie, leur école, leur marché du samedi matin. Ces quatre grilles, loin de s’opposer, dessinent ensemble une cartographie plus fidèle, plus vivante, de ce que veut vraiment dire être d’ici, vivre là et voyager là-bas.

Et pour continuer la réflexion autour du sujet des pays de France, je vous invite à consulter cette vidéo qui brosse une histoire de l’évolution des découpages territoriaux, avec une question en toile de fond : et si on repensait le découpage administratif à partir des régions naturelles ?

Voyage+

  • Carte des Pays et régions naturelles de France
  • Comment réduire les coûts du « millefeuille » territorial ? Vie Publique
  • Paul Vidal de La Blache, Wikipédia
  • Les biorégions, une alternative écologique aux régions administratives, Reporterre
  • Les biorégions : une géographie alternative plus respectueuse du Vivant, La Relève
  • Concevoir une biorégion ? Collectif EGUP
  • Pagus, Wikipédia
  • Loi et Pays en France : 1995, 1999, 2010, 2014, 2015 via Wikipédia et Vie Publique
  • Base des bassins de vie 2022, INSEE 1 et 2